La bataille pour l’emploi est au cœur de l’action conduite par le Gouvernement et la Majorité présidentielle. Cette volonté trouve notamment sa traduction dans la loi portant sur « la liberté de choisir son avenir professionnel », fruit d’un travail interministériel, porté par la Ministre du Travail Muriel Pénicaud.


La bataille pour l'emploi

Décider de son avenir professionnel, c’est permettre à chacun de nos concitoyens d’avoir accès à la connaissance et aux compétences, quelle que soit sa situation de départ. Ceci constitue un véritable enjeu du 21ème siècle. Il faut donner les moyens à chacun (jeunes, salariés et demandeurs d’emploi) de s’émanciper par le travail et de pouvoir se projeter sereinement dans l’avenir. En même temps, il n’est plus concevable que les entreprises sur nos territoires ne puissent trouver les compétences nécessaires à leur développement.

Il appartient désormais à tous les acteurs de se mobiliser !

S’il fallait traduire cette volonté partagée en actes concrets, je citerais les 2 évènements qui ont eu lieu sur la circonscription lors de la semaine pour l’emploi : respectivement à Beaurepaire et à Roussillon. Ces forums ouverts aux demandeurs d’emploi et aux entreprises témoignent de la capacité de tous les acteurs économiques, de l’emploi, de la formation, de l’enseignement, ainsi que de nos collectivités locales, à se mobiliser pour favoriser le rapprochement du marché de l’offre et de la demande.

En écho à l’adoption de la loi sur « la liberté de choisir son avenir professionnel », j’ai eu le plaisir, le 02 octobre dernier, d’accueillir sur notre territoire Mme Muriel Pénicaud, Ministre du Travail, à l’occasion de l’inauguration de l’entreprise Hexcel, l’un des leaders mondiaux de la fabrication de la fibre de carbone, implatée à Salaise-sur-Sanne.

Cet article me permet de faire le point sur les travaux que j’ai engagés dans le domaine de l’emploi, de l’apprentissage et de la formation.

J’ai fait le choix de m’investir sur deux chantiers prioritaires que sont :

  • la réforme de l’apprentissage ;
  • le rapprochement entre l’offre et la demande d’emplois.

 

La réforme de l’apprentissage : un des 3 piliers de la réforme engagée sur l’avenir professionnel à côté de la formation professionnelle et de l’assurance chômage

Membre du Groupe national sur la réforme de l’apprentissage, j’ai initié plusieurs temps de concertation avec les acteurs et partenaires de la circonscription afin d’alimenter les réflexions au niveau national.

Ces rencontres ont permis de réunir les différents gestionnaires des organismes de formation, privés et publics, les représentants de l’Education nationale, des Maison Familiales Rurales (mouvement associatif familial), des lycées agricoles, le réseau consulaire (avec les Chambres de Commerce et d’Industrie, la Chambre des Métiers et de l’Artisanat, la Chambre d’Agriculture), des entreprises, Pôle emploi, des Missions locales, des apprentis et quelques parents.

Ces 3 ateliers territoriaux ont permis d’aborder la question de l’apprentissage en trois temps :

  • « vers un diagnostic partagé » : au CFAI du Dauphiné (Moirans) – Pôle Formation des Industries Technologiques (décembre 2017) ;
  • « passons aux propositions » : au lycée professionnel Jean-Marie Vianney à La Côte Saint-André (février 2018) ;
  • « des mesures concrètes pour l’apprentissage … à débattre » : sur la plate-forme chimique à Roussillon (mars 2018).

 

Le rapprochement offre-demande d’emploi

Au cours de nos rencontres sur le terrain, les chefs d’entreprises me font régulièrement état de leurs difficultés à recruter du personnel compétent et de manière pérenne.

Un véritable paradoxe alors que le nombre de demandeurs d’emploi sur notre territoire peine à baisser de façon significative ! Même si les chiffres transmis par les agences Pôle emploi du territoire confirment la baisse constatée au niveau national.

J’ai également été sensibilisée sur le décalage qui existe entre la perception qu’ont les chefs d’entreprises de la mission de Pôle emploi et la réalité des actions mises en œuvre par les agences du territoire. Notamment le développement des outils d’accompagnement des entreprises dans les opérations de recrutement, ainsi que le recours croissant au numérique.

Pour permettre aux entreprises de redécouvrir Pôle emploi, j’ai initié deux rencontres au cours desquelles les agents de Pôle emploi ont pu présenter leurs actions, leur manière de travailler.

Au cours de ces temps d’échanges, des témoignages d’entreprises locales ont illustré l’évolution des services proposés par Pôle emploi en matière d’accompagnement dans les opérations de recrutement. Un travail de partenariat qui nécessite l’implication de l’entreprise en amont des recrutements afin d’identifier les besoins, les qualités requises, le savoir-être et le savoir-faire. Une méthode innovante proposée par Pôle emploi qui va bien au-delà de la lecture d’un CV et qui permet de détecter chez les candidats les compétences et les qualités requises. C’est un bel exemple de la capacité de Pôle emploi à innover et à personnaliser ses dispositifs pour répondre aux besoins des entreprises.

Ces deux rencontres ont eu lieu :

  • Le Mottier (29 juin 2018) avec l’agence Pôle Emploi de La Côte Saint-André ;
  • Salaise-sur-Sanne (6 juillet 2018) avec l’agence Pôle Emploi de Roussillon.

 

Elles ont aussi été l’occasion de présenter les grandes lignes de la future loi PACTE : Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises ; projet de loi qui est passé à l’Assemblée nationale en 1ère lecture le 02 octobre.

Elle s’articule autour de 3 chapitres :

  • chapitre 1 : Pour libérer les entreprises ;
  • chapitre 2 : Pour des entreprises mieux financées et plus innovantes ;
  • chapitre 3 : Pour des entreprises plus justes.

 

Nous présenterons la loi plus en détail aux entreprises le 05 novembre prochain à 18h30 dans les locaux de la CCI à Villefontaine en présence du Député Denis Sommer, Rapporteur de la loi sur le chapitre 1 intitulé « Pour libérer les entreprises ».


[31/10/2018]